Au Mali, la crise du carburant s’aggrave depuis l’embargo décrété début septembre par les jihadistes du Jnim. Leurs attaques quasi quotidiennes perturbent l’acheminement des camions-citernes, notamment entre Kolondieba et Kadiana, à la frontière ivoirienne.
Face à cette situation, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a sévèrement critiqué le secteur privé. Selon lui, certaines entreprises pratiqueraient la rétention de stocks, des hausses de prix injustifiées ou diffusent des informations alarmistes pour créer la panique. « Le secteur du pétrole est totalement libéralisé, mais où est le secteur privé ? Il ne répond pas, il est sur répondeur », a-t-il dénoncé.
Sur le terrain, les Maliens font la queue devant les stations ouvertes. Si le prix officiel du litre reste de 775 FCFA, le marché noir atteint parfois 5 000 FCFA, surtout dans les zones périphériques ou isolées. Selon les témoignages, ces pratiques sont davantage des conséquences de la pénurie que sa cause réelle.






