Le Japon tourne une page historique. Élue ce mardi 21 octobre par la chambre basse du Parlement, Sanae Takaichi devient la première femme à accéder au poste de Première ministre. Conservatrice affirmée et proche du défunt Shinzo Abe, elle incarne une droite dure, mais cherche désormais à se présenter comme une dirigeante plus ouverte au dialogue.
Sa tâche s’annonce pourtant ardue. L’alliance traditionnelle du Parti libéral-démocrate (PLD) ayant éclaté après 26 ans de coopération, Takaichi a dû former une coalition fragile avec le Parti japonais pour l’innovation (Ishin). Ensemble, ils totalisent 231 sièges, juste en dessous de la majorité absolue, ce qui l’oblige à négocier en permanence pour faire passer ses réformes.
Entre la pression économique, les tensions régionales croissantes et une opinion publique divisée, la nouvelle cheffe du gouvernement devra faire preuve d’une rare habileté politique. Sa capacité à transformer son image de figure rigide en celle d’une dirigeante pragmatique sera décisive pour la stabilité du Japon dans les mois à venir.






