Une scène inhabituelle a marqué les travaux à l’Assemblée nationale du Bénin. Le président de l’institution, Joseph Djogbénou, s’est adressé aux députés avec un ton particulièrement ferme, rappelant celui d’un professeur face à ses étudiants.
Dans son intervention à l’hémicycle, il a insisté sur la discipline, la ponctualité et le respect strict du règlement intérieur. Pour lui, la 10e mandature doit se distinguer par plus de sérieux, d’ordre et de rigueur dans le travail parlementaire. Il a également rappelé que les absences répétées, les retards et les comportements contraires aux règles ne seront plus tolérés.
Mais cette manière de s’exprimer ne fait pas l’unanimité. Plusieurs analystes politiques et observateurs de la vie publique estiment que des députés, élus par le peuple, méritent un traitement basé sur la concertation plutôt que sur un ton jugé « professoral ». Selon eux, l’autorité ne doit pas donner l’impression d’une mise en garde publique.
D’autres, en revanche, défendent la posture du président de l’Assemblée nationale. Ils estiment qu’un cadre plus strict est nécessaire pour améliorer l’image du Parlement et renforcer la crédibilité de l’institution auprès des citoyens.
Cette séquence relance ainsi le débat sur la gouvernance interne du Parlement : faut-il privilégier la fermeté pour garantir l’efficacité, ou adopter une approche plus consensuelle ? Une chose est sûre, la sortie de Joseph Djogbénou ne laisse personne indifférent et continue d’alimenter les discussions dans les milieux politiques






