Dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026, l’aéroport international Diori Hamani de Niamey a été la cible d’une attaque armée. Plusieurs assaillants ont été neutralisés, mais l’événement met une nouvelle fois en lumière les failles sécuritaires de la capitale.
Au lieu de reconnaître ces lacunes, le général Abdourahamane Tiani, chef de la junte au pouvoir, a choisi d’accuser des dirigeants étrangers, notamment le président béninois Patrice Talon, sans fournir la moindre preuve. Cette démarche intervient alors que la population nigérienne s’inquiète fortement pour sa sécurité quotidienne.
L’attaque survient dans un contexte économique et stratégique sensible. Le Niger souhaite reprendre le contrôle de la vente de son uranium exploité par le groupe français Orano, dont une partie se trouve non loin de l’aéroport, ce qui rend le site doublement stratégique. Orano refuse ce qu’il considère comme une décision injuste, ajoutant une dimension politique à l’attaque et nourrissant les accusations de la junte.
Des experts rappellent que des attaques similaires ont déjà eu lieu au Mali, où un aéroport a été ciblé par des groupes djihadistes. Ces précédents suggèrent que l’opération pourrait relever d’une menace terroriste classique, plutôt que d’un complot international comme le laisse entendre Tiani.
Pour l’instant, aucune preuve ne confirme les accusations contre le Bénin ou tout autre pays voisin. Dans l’opinion publique, beaucoup voient dans ces déclarations une tentative de détourner l’attention des problèmes internes. À force de chercher à rejeter la responsabilité sur les autres, le général Tiani risque de se discréditer, alors que la sécurité de Niamey reste plus que jamais menacée.






