« Nous avons été patients, mais il est temps d’agir. Il n’y a aucun signe de progrès sur le terrain », a déclaré le locataire de la Maison Blanche, manifestement agacé par l’enlisement du processus de paix.
Cette déclaration marque un net durcissement de la position américaine. Le 14 juillet dernier, Trump avait pourtant accordé un délai de 50 jours à son homologue russe. Ce nouveau calendrier resserré laisse entrevoir une volonté d’accélérer les négociations ou de frapper rapidement, en cas d’échec, sur le plan économique et diplomatique.
À Washington comme à Bruxelles, les regards se tournent désormais vers Moscou. L’administration Trump assure que des mesures « sans précédent » sont prêtes à être déclenchées si la Russie ne cesse pas ses opérations militaires.
L’avenir du conflit ukrainien semble plus incertain que jamais, alors que les grandes puissances occidentales resserrent les rangs pour faire pression sur le Kremlin.
]]>Les États-Unis pourraient prochainement interdire l’entrée sur leur territoire à des ressortissants de 25 pays africains. Selon une note diplomatique confidentielle consultée par le Washington Post puis confirmée par Reuters, l’administration américaine prévoit d’étendre sa politique de restrictions migratoires à 36 pays, dont une majorité africaine.
Parmi les pays concernés figurent notamment la République démocratique du Congo, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Niger ou encore le Nigeria. Les gouvernements de ces pays ont reçu, samedi 14 juin 2025, un courrier signé par le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, leur donnant un délai de 60 jours pour satisfaire à certaines exigences de sécurité.
L’administration américaine reproche à ces États leur incapacité à fournir des documents d’identité fiables, une présence importante de fraudes administratives, ou encore le non-respect des délais de visa par leurs ressortissants une fois arrivés aux États-Unis.
Ces nouveaux critères de contrôle s’inscrivent dans une politique migratoire durcie, justifiée par des impératifs de sécurité nationale. Début juin déjà, 12 pays, dont le Tchad, Haïti et la République du Congo, avaient fait l’objet d’interdictions similaires.
Cette mesure suscite une vive inquiétude dans plusieurs capitales africaines. Elle pourrait impacter les liens économiques, diplomatiques et humains entre le continent africain et les États-Unis, notamment en ce qui concerne les étudiants, les entrepreneurs et les membres de la diaspora.
Certains observateurs dénoncent une politique discriminatoire et généralisée, susceptible d’aggraver les tensions entre Washington et plusieurs gouvernements africains, au moment même où la Chine et la Russie renforcent leur influence diplomatique sur le continent.
Voici la liste des 25 pays africains mentionnés dans le document : Angola, Bénin, Burkina Faso, Cap-Vert, Cameroun, Côte d’Ivoire, République Démocratique du Congo, Djibouti, Égypte, Éthiopie, Gabon, Gambie, Ghana, Liberia, Malawi, Mauritanie, Niger, Nigeria, Sao Tomé-et-Principe, Sénégal, Soudan du Sud, Tanzanie, Ouganda, Zambie, Zimbabwe.
Si ces pays ne se conforment pas aux exigences américaines d’ici mi-août 2025, leurs ressortissants pourraient se voir refusés l’entrée sur le territoire américain, quelles que soient les raisons de leur voyage.
]]>Tout a commencé samedi, lorsque Donald Trump aurait encouragé Elon Musk à intensifier sa pression sur les dépenses publiques. Quelques heures plus tard, les fonctionnaires recevaient l’email de l’OPM, stipulant la nécessité de lister cinq tâches accomplies la semaine précédente. L’absence de réponse dans les 48 heures était considérée comme une démission.
Le ministère des Finances a initialement incité ses employés à répondre. Le département du Trésor justifie cette démarche par la volonté d’accroître la transparence et la responsabilisation du personnel fédéral, similariement au secteur privé. Cependant, nombre de départements ont opposé une résistance, notamment le FBI, qui, par l’intermédiaire de son nouveau directeur Kash Patel, a ordonné à ses agents de ne pas répondre. L’argument avancé : la demande d’Elon Musk relèverait de l’autorité du FBI et devrait être traitée en interne. Des instructions similaires ont été données au sein du ministère de la Défense, de la Sécurité intérieure, du ministère de la Justice et du ministère de l’Énergie.
La Maison Blanche a tenté de minimiser cette cacophonie interne. Donald Trump a justifié les instructions de non-réponse par des préoccupations de sécurité, notamment pour les agents du FBI et de la CIA, affirmant que certaines activités ne s’approuvaient pas à un examen public. » C’est juste pour la sécurité de certains employés », a-t-il rapporté.
Dans un apparent rebondissement, l’administration a finalement conseillé aux agences de respecter cet ultimatum de façon volontaire.
Cette stratégie d’improvisation chaotique a suscité la colère des syndicats. L’AFGE, le principal syndicat des fonctionnaires fédéraux, a menacé de contester toute fin de contrat jugée illégale. « Elon Musk et l’administration Trump manifestent une fois de plus leur mépris pour les employés fédéraux et les services essentiels qu’ils rendent au peuple américain », a dénoncé Everett Kelley, président de l’AFGE.
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