#Partis politique – Infos Rapides https://www.infosrapides.com Mon, 07 Jul 2025 19:39:40 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://www.infosrapides.com/wp-content/uploads/2024/03/cropped-favicon-32x32.png #Partis politique – Infos Rapides https://www.infosrapides.com 32 32 Mali : première audience sur la dissolution des partis politiques, l’État absent et le procès suspendu https://www.infosrapides.com/politique-societe/mali-premiere-audience-sur-la-dissolution-des-partis-politiques-letat-absent-et-le-proces-suspendu/ https://www.infosrapides.com/politique-societe/mali-premiere-audience-sur-la-dissolution-des-partis-politiques-letat-absent-et-le-proces-suspendu/#respond Mon, 07 Jul 2025 19:39:40 +0000 https://www.infosrapides.com/?p=5562 La bataille judiciaire contre le décret de dissolution des partis politiques s’est ouverte, ce lundi 7 juillet 2025, au tribunal de grande instance de la Commune I à Bamako. Mais l’audience tant attendue a tourné court : les représentants de l’État malien, à travers la Direction générale du contentieux de l’État (DGCE), ont brillé par leur absence.

Cette première audience faisait suite à une série de recours déposés par d’anciens dirigeants de partis dissous, contestataires du décret du 13 mai dernier, jugé attentatoire aux libertés fondamentales garanties par la Constitution. Plusieurs actions ont été engagées : devant la Cour suprême pour contester la légalité du décret, et devant les juridictions ordinaires pour en contester les effets sur les droits civils et politiques.

Un procès sans adversaire

Malgré la mobilisation des avocats des partis dissous, l’absence de la DGCE a conduit à une suspension quasi immédiate de l’audience. Aucun avocat de l’État n’a répondu à la convocation, et ni la DGCE ni le parquet n’ont souhaité commenter cette non-comparution.

« Nous voulons des débats contradictoires », ont plaidé les conseils des requérants. Pour eux, il est essentiel que les autorités viennent défendre la légalité de leur décision devant la justice : « Nous voulons entendre les arguments de l’État et leurs fondements juridiques. »

Au-delà de l’enjeu juridique, l’audience avait aussi une portée symbolique. Elle se voulait une tribune publique pour défendre l’idée d’un État de droit, dans un contexte où la liberté d’expression et d’association est jugée en péril.

Une affaire politique avant d’être juridique

Pour les avocats des partis dissous, le cœur du débat dépasse la simple légalité du décret. « Il s’agit de libertés constitutionnelles : le droit de se réunir, de s’organiser, de participer à la vie politique », rappellent-ils. Ils espèrent que le juge d’instance constatera cette atteinte, avant que la Cour constitutionnelle ne tranche sur le fond.

Rendez-vous manqué, mais pas enterré

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Donald Trump fustige la création du parti d’Elon Musk : « Une idée ridicule » https://www.infosrapides.com/politique-societe/donald-trump-fustige-la-creation-du-parti-delon-musk-une-idee-ridicule/ https://www.infosrapides.com/politique-societe/donald-trump-fustige-la-creation-du-parti-delon-musk-une-idee-ridicule/#respond Mon, 07 Jul 2025 08:40:29 +0000 https://www.infosrapides.com/?p=5541 L’annonce choc d’Elon Musk secoue le paysage politique américain. L’homme d’affaires a officialisé samedi la création de son propre mouvement, le « Parti de l’Amérique », provoquant l’ire de Donald Trump, qui dénonce une « initiative ridicule ».

L’idylle politique entre Donald Trump et Elon Musk semble bel et bien terminée. Samedi 5 juillet, le milliardaire visionnaire a annoncé la création du America Party, un troisième parti politique censé bousculer le traditionnel duopole républicain-démocrate aux États-Unis. Une décision qui fait grincer des dents à Washington, à commencer par le président Trump lui-même, qui a vivement réagi depuis le New Jersey.

« Je pense que c’est ridicule de lancer un troisième parti. Nous connaissons un formidable succès avec le Parti républicain », a-t-il lancé aux journalistes, avant d’embarquer dans son avion. Il a ensuite enfoncé le clou sur Truth Social, son réseau personnel, dénonçant un système « conçu pour deux partis » et affirmant que « les troisièmes partis n’ont jamais fonctionné ».

Dans un message au ton amer, Trump n’a pas caché sa déception envers son ancien allié, qu’il accuse d’avoir « déraillé complètement ». « C’est devenu une catastrophe ces cinq dernières semaines », écrit-il. Le torchon brûle entre les deux hommes, autrefois étroitement liés dans les sphères du pouvoir et du financement politique.

Car Musk n’était pas un simple soutien. Propriétaire de Tesla, SpaceX et de la plateforme X (ex-Twitter), l’entrepreneur a injecté plus de 270 millions de dollars dans la campagne de Donald Trump. Il avait même pris la tête de la Commission Doge pour l’efficacité gouvernementale, avant de s’en retirer en mai dernier, face à la chute d’image de ses entreprises.

C’est notamment l’adoption de la nouvelle loi budgétaire que Musk juge trop dépensière qui a fait déborder le vase. Le texte, qualifié de « grande et belle loi » par Trump, prévoit entre autres la suppression des aides à l’achat de véhicules électriques, directement contraire aux intérêts du magnat de Tesla.

Le America Party entend peser dès les élections de mi-mandat en 2026. Musk espère rafler « deux ou trois sièges au Sénat, et huit à dix à la Chambre des Représentants ». Son objectif : faire basculer les votes clés sur les textes de loi, en profitant des faibles majorités actuelles. Une stratégie inspirée des mouvements d’influence parlementaire, plus que d’une conquête présidentielle immédiate.

Mais du côté de l’administration Trump, l’inquiétude est minimale. « Il ferait mieux de se consacrer à ses entreprises, ce à quoi il est meilleur que quiconque », a estimé Scott Bessent, ministre américain des Finances, sur CNN. Un avis partagé dans les cercles républicains, qui misent sur l’échec de cette initiative.

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Gabon : Oligui Nguema fonde les Bâtisseurs, entre promesse de renouveau et soupçons de recyclage politique https://www.infosrapides.com/politique-societe/gabon-oligui-nguema-fonde-les-batisseurs-entre-promesse-de-renouveau-et-soupcons-de-recyclage-politique/ https://www.infosrapides.com/politique-societe/gabon-oligui-nguema-fonde-les-batisseurs-entre-promesse-de-renouveau-et-soupcons-de-recyclage-politique/#respond Sat, 05 Jul 2025 12:21:40 +0000 https://www.infosrapides.com/?p=5496 Le président Brice Clotaire Oligui Nguema franchit une nouvelle étape dans la structuration de son pouvoir politique avec le lancement officiel de son parti, les Bâtisseurs. L’Assemblée générale constitutive se tient ce samedi au Palais des Sports de Libreville, avec en toile de fond des interrogations sur la nature réelle de ce mouvement.

Les militants sont invités à s’enregistrer munis de leur pièce d’identité et de leur Numéro d’identification personnel (NIP), tandis qu’une architecture politique bien rodée est annoncée : dix vice-présidents représentant les neuf provinces du pays et la diaspora, un secrétaire général et plusieurs adjoints. Un organigramme dense, censé poser les bases d’une future coalition présidentielle pour les élections législatives prévues en septembre.

Si les initiateurs du parti promettent « un projet politique moderne, responsable et ambitieux », les critiques ne tardent pas à émerger. Certains y voient une résurgence déguisée du Parti démocratique gabonais (PDG), l’ancien parti au pouvoir, dont plusieurs figures majeures semblent avoir migré vers cette nouvelle formation. Le terme de « transhumance politique » revient dans les rangs de l’opposition et d’une partie de la société civile.

L’avocat et homme politique Anges-Kevin Nzigou, pour sa part, a choisi de garder ses distances, préférant se consacrer à son propre parti, tout en maintenant son soutien au président.

Sur le plan légal, une zone d’ombre a été levée. L’article 82 du Code électoral interdisant à un élu indépendant de rejoindre un parti politique en cours de mandat avait suscité des inquiétudes. Mais la Cour constitutionnelle, saisie par les proches du chef de l’État, a tranché : la disposition ne s’applique pas à la création d’un nouveau parti, mais uniquement à l’adhésion à une formation déjà existante.

Le lancement des Bâtisseurs, initialement prévu pour avril et plusieurs fois reporté, marque ainsi un tournant politique. Reste à savoir s’il s’agit d’un véritable projet de rupture ou simplement d’un changement d’étiquette pour des pratiques anciennes.

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Gabon : Brice Oligui Nguema officialise la création de sa formation politique https://www.infosrapides.com/politique-societe/gabon-brice-oligui-nguema-officialise-la-creation-de-sa-formation-politique/ https://www.infosrapides.com/politique-societe/gabon-brice-oligui-nguema-officialise-la-creation-de-sa-formation-politique/#respond Mon, 23 Jun 2025 12:46:09 +0000 https://www.infosrapides.com/?p=5229 Le président gabonais Brice Oligui Nguema a annoncé ce dimanche, dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, la création prochaine de son propre parti politique. La cérémonie officielle de lancement est prévue pour le samedi 28 juin au Palais des sports de Libreville.

Dans une mise en scène sobre, filmé sous un arbre et entouré d’un groupe de fidèles collaborateurs, le chef de l’État a appelé les Gabonais à se mobiliser pour ce qu’il décrit comme « l’avènement de notre mouvement », dont le nom n’a pas encore été révélé.

« Le suffrage universel que vous m’avez accordé exige désormais la mise en place d’un outil politique capable de rassembler toutes les énergies constructives de notre nation », a-t-il déclaré, précisant que l’assemblée générale constitutive se tiendrait à 10 heures ce samedi 28 juin.

Cette annonce marque un tournant pour Brice Oligui Nguema, élu le 12 avril dernier à la tête du pays en tant que candidat indépendant, à l’issue d’un scrutin présidentiel remporté avec une large avance.

Dans le paysage politique gabonais, la nouvelle a rapidement fait réagir. Si le droit du président à créer une formation politique n’est pas contesté, certains opposants questionnent la pertinence de cette initiative. Jean-Rémy Yama, figure de l’opposition et ancien syndicaliste, estime que « cette initiative n’était pas nécessaire, car la Constitution donne déjà tous les pouvoirs au président, à tel point qu’il n’a même plus besoin de majorité à l’Assemblée ». Il voit dans ce nouveau parti le risque de « reproduire les mêmes dérives observées avec le Parti Démocratique Gabonais (PDG) », ancien parti dominant sous le régime Bongo.

L’annonce du chef de l’État intervient alors que le Parlement vient d’adopter, le 17 juin dernier, une nouvelle loi sur les partis politiques, visant à réduire drastiquement leur nombre. Cette réforme s’inscrit dans les recommandations du Dialogue national inclusif organisé en avril, qui suggérait une consolidation autour de trois ou quatre grandes formations, contre plus d’une centaine aujourd’hui.

Certains analystes estiment que la création du parti présidentiel pourrait redessiner le paysage politique gabonais, notamment en prélude aux législatives prévues en 2026. D’autres y voient une manœuvre de centralisation du pouvoir autour de la figure du président, à l’instar des pratiques des anciens régimes.

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Mali : les partis dissous sommés de justifier 25 ans de subventions publiques https://www.infosrapides.com/politique-societe/mali-les-partis-dissous-sommes-de-justifier-25-ans-de-subventions-publiques/ https://www.infosrapides.com/politique-societe/mali-les-partis-dissous-sommes-de-justifier-25-ans-de-subventions-publiques/#respond Fri, 20 Jun 2025 12:35:21 +0000 https://www.infosrapides.com/?p=5136 La Cour suprême du Mali exige des comptes aux partis politiques, malgré leur dissolution officielle en mai dernier. Ces formations ont jusqu’à fin juin pour présenter leurs états financiers, une mesure qui fait grincer des dents.

Nouvelle pression sur la classe politique malienne : la section des Comptes de la Cour suprême a donné aux partis politiques jusqu’à la fin du mois de juin pour justifier de l’usage des subventions d’État reçues ces 25 dernières années. Cette demande survient pourtant après la dissolution officielle de ces mêmes partis, décidée par les autorités de transition en mai 2025.

Objectif affiché : faire la lumière sur la gestion des fonds publics et prévenir tout détournement. En ligne de mire notamment, les 2,6 milliards de francs CFA distribués en 2018, année électorale marquante. Les partis doivent donc produire leurs relevés bancaires, bilans financiers et toute preuve liée à l’origine et l’utilisation des ressources perçues.

Mais la démarche suscite l’incompréhension, voire l’ironie. Me Mountaga Tall, du CNID-Faso Yiriwa Ton, a déclaré que le gouvernement « demande aux morts d’assister à leurs funérailles ». Quant à Amadou Koita, président du Parti socialiste Yelen Kura, il s’interroge sur la légitimité de cette exigence : « 1 500 personnes réunies lors des concertations nationales peuvent-elles remettre en cause un référendum qui a réuni 3 millions de Maliens ? »

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Présidentielle 2027 : la course s’accélère à deux ans du scrutin https://www.infosrapides.com/politique-societe/presidentielle-2027-la-course-saccelere-a-deux-ans-du-scrutin/ https://www.infosrapides.com/politique-societe/presidentielle-2027-la-course-saccelere-a-deux-ans-du-scrutin/#respond Tue, 27 May 2025 20:28:39 +0000 https://www.infosrapides.com/?p=4706 À deux ans de l’échéance, la campagne présidentielle française de 2027 s’esquisse déjà dans les discours, les déplacements et les stratégies partisanes. Entre ambitions affirmées, rivalités larvées et recompositions politiques, le paysage se dessine à grande vitesse.

La succession d’Emmanuel Macron, dont le second mandat s’achèvera en mai 2027, agite déjà les états-majors. Si l’échéance peut sembler lointaine, plusieurs personnalités se positionnent sans détour. Les partis profitent de la dynamique des municipales de 2026 pour s’ancrer sur le terrain et tester leur potentiel présidentiel.

Attal, Le Pen, Ruffin : la campagne avant l’heure

Gabriel Attal, Premier ministre et figure montante du camp macroniste, s’est lancé dans une tournée de terrain offensive. Ses prises de position sur la sécurité ou l’immigration sont vues comme autant de jalons d’un positionnement présidentiel. À gauche, François Ruffin s’organise, tandis que Jean-Luc Mélenchon laisse planer le doute sur une nouvelle candidature.

Marine Le Pen, malgré sa condamnation en première instance, entend rester incontournable. En cas d’inéligibilité confirmée, son successeur désigné, Jordan Bardella, pourrait endosser l’héritage lepéniste, avec la volonté de « normaliser » son image.

La gauche cherche son unité

Du côté de la gauche, les divisions persistent. Olivier Faure, à la tête d’un PS en congrès, plaide pour une primaire large « de Ruffin à Glucksmann ». Ce dernier, plus réservé, défend une candidature social-démocrate claire. Le nom de Clémentine Autain, celui du communiste Fabien Roussel ou de la verte Marine Tondelier circulent. Tous devront composer avec l’ombre tutélaire et clivante de Mélenchon.

Un centre fracturé et en recomposition

Le centre, issu de la majorité présidentielle, vit une recomposition silencieuse mais déterminante. Renaissance, Horizons et le MoDem débattent de leurs lignes. Édouard Philippe affûte ses armes, tandis que Gérald Darmanin, entre Beauvau et stratégie personnelle, reste à surveiller. Elisabeth Borne et Yaël Braun-Pivet, elles aussi, n’excluent rien.

La droite en quête d’un capitaine

Chez Les Républicains, Bruno Retailleau a pris la tête du parti, mais les ambitions individuelles demeurent : Xavier Bertrand, Laurent Wauquiez, David Lisnard ou encore Michel Barnier sont sur les rangs. L’union reste à construire, alors que l’ombre de l’extrême droite continue de peser sur l’électorat conservateur.

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RDC : l’UDPS répond avec virulence à Joseph Kabila https://www.infosrapides.com/politique-societe/rdc-ludps-repond-avec-virulence-a-joseph-kabila/ https://www.infosrapides.com/politique-societe/rdc-ludps-repond-avec-virulence-a-joseph-kabila/#respond Mon, 26 May 2025 09:21:57 +0000 https://www.infosrapides.com/?p=4673 Deux jours après l’intervention très critique de l’ancien président Joseph Kabila à l’encontre de son successeur Félix Tshisekedi, le parti présidentiel, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), a répliqué avec fermeté ce dimanche 25 mai depuis son siège à Kinshasa. Une réponse musclée portée notamment par Augustin Kabuya, secrétaire général du parti, qui n’a pas mâché ses mots envers l’ex-chef de l’État.

Dans une déclaration publique organisée en grande pompe, avec écrans géants, témoignages de victimes et images d’archives, l’UDPS a dénoncé ce qu’elle qualifie de tentative de réécriture de l’histoire par Joseph Kabila. Augustin Kabuya a notamment accusé l’ancien président d’être le « géniteur du M23 », groupe rebelle accusé de déstabiliser l’est de la République démocratique du Congo, et d’avoir plongé le pays dans « 18 ans de chaos ». « Il aurait dû se taire », a-t-il tranché, ajoutant que Kabila n’a « rien à nous apprendre lorsqu’il s’agit de démocratie ».

Cette riposte fait suite à une allocution de Joseph Kabila diffusée sur Internet vendredi 23 mai, au cours de laquelle il avait vivement critiqué la gouvernance actuelle, qualifiant Tshisekedi de « tyran » pris dans « l’ivresse du pouvoir ». Des propos qui ont ravivé les tensions dans un climat politique déjà sous pression à l’approche de futures échéances électorales.

Le gouvernement n’a pas tardé à monter lui aussi au créneau. Le porte-parole Patrick Muyaya, s’exprimant à la télévision nationale dans la soirée du dimanche, a qualifié Kabila d’« homme du passé » et pointé ses « contradictions ». Il a estimé que le camp présidentiel s’attèle actuellement à « réparer ce qui n’a pas été réglé sous son régime ».

Alors que les déclarations de Joseph Kabila continuent de susciter des remous dans la classe politique congolaise, l’échange à distance entre les deux camps révèle une fracture persistante entre l’ancien régime et les autorités actuelles. Une joute verbale qui ne devrait pas s’éteindre de sitôt, dans un contexte sécuritaire et économique toujours préoccupant en RDC.

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Mali : des anciens dirigeants politiques attaquent en justice la dissolution des partis https://www.infosrapides.com/politique-societe/mali-des-anciens-dirigeants-politiques-attaquent-en-justice-la-dissolution-des-partis/ https://www.infosrapides.com/politique-societe/mali-des-anciens-dirigeants-politiques-attaquent-en-justice-la-dissolution-des-partis/#respond Fri, 23 May 2025 11:48:13 +0000 https://www.infosrapides.com/?p=4591 Une bataille judiciaire s’ouvre au Mali, dix jours après la dissolution controversée des partis et associations politiques par les autorités de transition. Ce mercredi 21 mai, une dizaine d’anciens dirigeants de partis dissous ont saisi la justice pour contester cette décision qu’ils jugent anticonstitutionnelle. Une démarche inédite et stratégique, portée notamment par l’ancien ministre et avocat Mountaga Tall.

L’initiative se veut collective, mais les recours ont été déposés individuellement, en tant que « citoyens engagés », afin d’éviter les sanctions prévues contre toute activité menée au nom des organisations désormais interdites. « Nous étions une centaine à vouloir agir, mais nous avons restreint le nombre de requérants pour respecter les délais juridiques », explique l’un des initiateurs.

Plusieurs tribunaux de Bamako sont saisis pour contester « les effets » de la dissolution, dénonçant une atteinte grave aux libertés fondamentales : association, réunion et participation à la vie publique. Parallèlement, la section administrative de la Cour suprême a été sollicitée pour statuer directement sur la légalité du décret présidentiel.

Une stratégie pour mobiliser la Cour constitutionnelle

Les requérants espèrent que cette « saisine coordonnée » contraindra les juridictions à solliciter un avis de la Cour constitutionnelle. « Nul ne peut gouverner en dehors ou contre la Constitution, même en période de transition », déclare Mountaga Tall. « Le multipartisme et l’État de droit ne sont pas négociables. »

En parallèle, une plainte a été déposée contre deux membres du Conseil national de transition, accusés d’avoir proféré en ligne des appels à la violence contre les militants pro-démocratie. Ils sont visés pour « injures publiques, diffamation et menaces de mort » devant le pôle spécialisé anti-cybercriminalité.

Des chances minces, mais une volonté affirmée

Conscients que les chances d’obtenir gain de cause sont faibles, les plaignants affirment néanmoins vouloir « maintenir le débat » et « édifier l’opinion sur l’illégalité » de la mesure. « Nous savons que cette guerre est d’usure, mais elle est juste », confie un ancien ministre impliqué.

Plusieurs intellectuels ont par ailleurs publié une tribune pour « la préservation de la République », tandis que des voix s’élèvent sur les réseaux sociaux pour dénoncer un recul démocratique.

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L’ONU presse le Mali de restaurer les droits politiques et d’annuler la dissolution des partis https://www.infosrapides.com/politique-societe/lonu-presse-le-mali-de-restaurer-les-droits-politiques-et-dannuler-la-dissolution-des-partis/ https://www.infosrapides.com/politique-societe/lonu-presse-le-mali-de-restaurer-les-droits-politiques-et-dannuler-la-dissolution-des-partis/#respond Sat, 17 May 2025 10:46:46 +0000 https://www.infosrapides.com/?p=4393 Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a lancé ce vendredi un appel ferme aux autorités maliennes de transition : abroger le décret ayant dissous les partis politiques et rétablir pleinement les droits politiques dans le pays.

Cette déclaration fait suite à l’officialisation, par le gouvernement malien de transition, d’un décret controversé suspendant l’ensemble des partis politiques, invoquant des raisons de sécurité et d’ordre public. Une décision largement critiquée tant à l’intérieur du pays qu’à l’international.

« Le président de la transition doit abroger ce décret draconien », a déclaré Volker Türk, soulignant que toute limitation de la participation politique devait impérativement respecter les obligations internationales du Mali en matière de droits humains. Il a également mis en garde contre les dérives autoritaires et la marginalisation de la société civile dans un contexte déjà tendu.

Cette sortie de l’ONU intervient alors que le Mali, dirigé par une junte militaire depuis le coup d’État de 2021, a plusieurs fois reporté le retour à l’ordre constitutionnel. Des voix s’élèvent de plus en plus pour dénoncer un recul des libertés fondamentales et un verrouillage progressif de l’espace démocratique.

Des organisations de défense des droits humains, tant locales qu’internationales, ont salué la position de l’ONU, appelant à une mobilisation accrue pour garantir un retour rapide à une vie politique pluraliste au Mali.

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