Parmi ces navires se trouvent le USS Stockdale, un grand navire de combat, et deux navires de la Garde côtière. Ils sont actuellement au large de la ville.
Les États‑Unis expliquent que leur arrivée vise à aider à stabiliser la situation dans le pays et à soutenir la sécurité.
Haïti traverse une période difficile, avec des violences fréquentes et des bandes armées qui rendent la vie dangereuse dans certaines zones.
Washington insiste : les navires ne sont pas là pour combattre, mais pour montrer leur soutien face à l’instabilité.
Selon la procureure fédérale du district de Columbia, Jeanine Pirro, Chérizier est accusé d’avoir violé des sanctions américaines en tentant, avec son complice Bazile Richardson, de transférer des fonds depuis les États-Unis vers Haïti pour financer les activités criminelles de son groupe.
Ancien policier devenu leader de l’alliance criminelle « Famille G9 », il est visé par des sanctions américaines depuis 2020 et onusiennes depuis 2022. Son organisation est accusée de meurtres, enlèvements, extorsions, trafics et violences sexuelles.
En 2024, la « Famille G9 » a participé à une offensive qui a provoqué la chute du Premier ministre Ariel Henry, plongeant le pays dans une instabilité politique accrue.
]]>« La prolifération des groupes armés et l’impunité généralisée menacent non seulement la stabilité d’Haïti, mais aussi celle de toute la région caribéenne », a averti la porte-parole Ravina Shamdasani.

L’ONU appelle à une mobilisation urgente pour protéger la population civile et soutenir les institutions haïtiennes en crise.
]]>Lors d’un entretien accordé à la presse locale, Fritz Alphonse Jean, coordonnateur du Conseil présidentiel de transition (CPT), a levé le voile sur ce secret de polichinelle. Sans entrer dans les détails, il a reconnu l’engagement d’une société de sécurité étrangère, sans toutefois préciser les termes du contrat, les montants impliqués ou l’origine des mercenaires.
Cette révélation ravive les critiques de plusieurs organisations de défense des droits humains. Pour Darbensky Gilbert, coordonnateur général de l’Ordre des défenseurs des droits humains (ORDEDH), « l’arrivée des mercenaires est une solution à double tranchant et un risque inacceptable. » L’ORDEDH redoute notamment des violations des droits humains et des dommages collatéraux pour les populations civiles.
Même ton prudent du côté de la Fondasyon Je Klere, basée à Port-au-Prince, qui appelle les autorités à la transparence et à la vigilance, rappelant que ces opérations armées doivent impérativement respecter les droits fondamentaux des citoyens.
]]>Selon le maire de Kenscoff, Jean Massillon, les gangs armés ont lancé une attaque contre la commune, semant le deuil dans le camp des Forces armées d’Haïti. Les bandits ont ouvert le feu sur des membres de la population et sur les soldats haïtiens, faisant des victimes. Les forces de l’ordre ont riposté, mais les gangs semblent déterminés à prendre le contrôle de la région.
Kenscoff est considérée comme une zone stratégique pour les gangs, qui cherchent à étendre leur emprise sur la capitale haïtienne. Selon le maire, les bandits veulent s’emparer de la commune pour renforcer leur contrôle sur toute la région de l’Ouest. Les gangs ont déjà montré leur capacité à semer la terreur et la violence dans d’autres régions du pays.
Malgré la difficulté de la tâche, les forces de l’ordre haïtiennes sont déterminées à repousser les gangs. Le maire de Kenscoff a annoncé que les autorités allaient mobiliser toutes leurs forces pour aider la police à repousser les bandits. La situation est toutefois préoccupante, car les gangs semblent gagner du terrain chaque jour.
]]>L’attaque, préparée avec une minutie insidieuse, révèle les failles profondes de la stratégie policière mise en place par le gouvernement haïtien. Les gangs, ayant anticipé l’utilisation d’un véhicule blindé lourd par les forces policières haïtiennes, ont creusé des tranchées et camouflé leurs positions. Un convoi s’est enlisé, et les renforts, issus de la MINUSTAH, ont été pris au piège. C’est à cet instant précis que l’attaque a été déclenchée, faisant succomber l’officier kényan à une balle à la gorge.

Le sort réservé au corps de Bénédict Kabirou est particulièrement choquant. Contraints de se replier, les collègues de l’officier ont dû abandonner le corps aux mains des gangs, qui se sont livrés à une mise en scène répugnante, immortalisée par des vidéos circulant sur les réseaux sociaux. Sur ces images, des individus sont visibles en train de gifler le corps sans vie de la victime et de réclamer une rançon au président kényan William Ruto, pour obtenir la restitution du corps.
Cette nouvelle tragédie soulève des interrogations profondes sur l’efficacité et la sécurité des opérations de maintien de l’ordre en Haïti. Les failles de la stratégie, l’anticipation des gangs et la cruauté de leur acte de barbarie exposent les limites de la coopération internationale et les difficultés rencontrées par les forces engagées dans des terrains aussi complexes et violents que celui de l’Artibonite.
L’ampleur de la crise humanitaire et sécuritaire haïtienne, exacerbée par la domination des gangs armés, pèse lourdement sur la mission multinationale et met en avant le besoin urgent d’une stratégie d’intervention plus efficace et mieux coordonnée, impliquant un renforcement des capacités de la police haïtienne et une meilleure coordination entre les acteurs internationaux.
]]>Le chef du HCDH, Volker Türk, a déclaré dans un communiqué que « ces chiffres ne peuvent à eux seuls rendre compte des horreurs absolues qui sont perpétrées en Haïti, mais ils montrent la violence incessante à laquelle les gens sont soumis ». Les données fournies par l’ONU sont le résultat de vérifications rigoureuses, soulignant ainsi l’urgence de la crise.
En complément des décès tragiques, le rapport fait état de 2.212 personnes blessées et de 1.494 cas d’enlèvements. Ces statistiques illustrent une spirale de violence qui afflige la nation, exacerbée par l’autorité croissante des gangs armés dans plusieurs villes, notamment à Port-au-Prince.
Confrontée à des années d’instabilité politique, Haïti, pays déjà parmi les plus pauvres des Caraïbes, est en proie à des conflits qui alimentent un climat d’insécurité. Les gangs, souvent mieux armés et organisés que les forces de l’ordre, exploitent le vide laissé par l’absence d’une gouvernance efficace. Les citoyens vivent dans la peur constante des violences, des extorsions et des enlèvements.
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Les événements tragiques se sont déroulés principalement dans la commune aisée de Pétion-Ville et au cœur de Port-au-Prince. Les habitants, désespérés face à l’insécurité grandissante, ont pris les armes pour défendre leur communauté contre les incursions des gangs. Des témoins oculaires rapportent que les assaillants sont arrivés en camion, lourdement armés et équipés d’outils tels que des pioches et des marteaux, dans le but semer la terreur parmi la population.
Face à cette flambée de violence, Médecins Sans Frontières MSF a annoncé qu’elle suspendait ses activités à Port-au-Prince. L’ONG a dénoncé une série d’incidents inquiétants, y compris l’attaque de l’une de ses ambulances qui a conduit à l’exécution d’au moins deux patients et à des agressions contre son personnel médical. MSF a également signalé que des policiers avaient menacé son équipe avec des propos violents, y compris des menaces de mort et de viol.

La situation sécuritaire en Haïti continue de se détériorer, exacerbée par l’impunité dont bénéficient souvent les groupes criminels. Les autorités locales peinent à rétablir l’ordre face à cette crise qui affecte non seulement la vie quotidienne des Haïtiens mais aussi les opérations humanitaires essentielles dans le pays.
]]>En février dernier, le juge d’instruction en charge de l’enquête a ordonné que près de cinquante personnes, dont l’épouse de Moïse, soient jugées. L’ordonnance du juge a également inculpé d’autres personnalités importantes, dont Léon Charles, ancien directeur général de la police lors de l’assassinat et ambassadeur d’Haïti à l’Organisation des États américains (OEA), qui a dû démissionner.
Bien que cette avancée soit significative, Guichard Doré, ancien conseiller spécial du président Moïse, exprime des réserves : Je ne crois pas que ce soit le président qui s’est tué lui-même. Dans l’ordonnance, le juge n’a pas révélé qui a payé les Colombiens pour venir en Haïti assassiner le président. Il y a beaucoup de questions auxquelles j’attendais des réponses, mais qui n’ont pas été prises en compte dans l’ordonnance.
Les personnalités inculpées ont fait appel de l’ordonnance, ce qui suspend la procédure. Toutefois, la Cour d’appel de Port-au-Prince, confrontée à l’insécurité générale et au manque de moyens de fonctionnement, ne peut pas fonctionner normalement.
Cette situation inquiète le Centre d’analyse et de recherche en droits de l’homme (CARDH), qui suit de près l’affaire. Les démarches en cours pourraient compromettre la recherche des auteurs intellectuels de l’assassinat de Jovenel Moïse et la compréhension du motif de cet acte.
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