Co-organisée par l’Éthiopie et l’Italie, cette rencontre internationale réunit jusqu’au 29 juillet chefs d’État, représentants d’agences onusiennes, acteurs du développement et organisations régionales, tous mobilisés pour repenser les systèmes alimentaires face aux crises multiples qui frappent la planète.
Une insécurité alimentaire en hausse
En 2021, lors du premier sommet tenu à Rome, la communauté internationale s’était fixé un objectif ambitieux : éradiquer la faim d’ici à 2030. Quatre ans plus tard, le constat est amer. En 2024, près de 295 millions de personnes sont touchées par l’insécurité alimentaire et la malnutrition aiguë, un chiffre record qui reflète l’échec collectif à inverser la tendance.
« Les systèmes alimentaires restent sous pression, et les investissements nécessaires ne suivent pas », a déploré la vice-secrétaire générale de l’ONU, Amina Jane Mohammed, appelant à une transformation urgente et globale du modèle actuel.
Gaza, Soudan : la faim comme arme de guerre
Les discussions ont aussi été marquées par des préoccupations géopolitiques. Amina Mohammed s’est dite profondément alarmée par la situation à Gaza et au Soudan, où la famine menace des millions de civils pris au piège des conflits. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a condamné l’usage de la faim comme « arme de guerre », rappelant que l’accès à la nourriture est un droit fondamental protégé par le droit humanitaire.

Une Afrique au cœur des enjeux
Pour Mahamoud Ali Youssouf, président de la commission de l’Union africaine, la situation est critique sur le continent. « Combien d’enfants et de mères dorment le ventre vide chaque nuit ? Des millions, sans doute », a-t-il lancé. En cause : les effets conjugués des changements climatiques, des conflits et de l’instabilité économique.
Il plaide pour que les pays africains consacrent au moins 10 % de leur PIB à l’agriculture afin de renforcer leur résilience, tout en appelant les partenaires internationaux à tenir leurs promesses de financement, dans un contexte où l’aide extérieure diminue.
Des avancées timides mais notables
Malgré ce tableau sombre, quelques signaux positifs émergent. Selon Amina Mohammed, 130 pays ont déjà lancé des plans nationaux de transformation de leurs systèmes alimentaires. Une dynamique encourageante, mais insuffisante pour espérer atteindre les objectifs fixés.
À Addis-Abeba, les regards sont donc tournés vers l’avenir : comment transformer les engagements en actions concrètes ? Et surtout, comment faire en sorte que plus personne ne meure de faim dans un monde d’abondance ?
]]>L’insécurité, qui a entraîné la fermeture de plus de 1 650 établissements scolaires touchant près de 500 000 élèves, s’ajoute à cette crise déjà préoccupante. Si les cantines sont indispensables pour maintenir la fréquentation et lutter contre la malnutrition, leur disparition va aggraver une situation déjà fragile.
« Le problème est financier, souligne Djaounsede Madjiangar, du bureau régional du PAM à Dakar. Nous avons besoin de plus de 17 millions de dollars pour rétablir les cantines dans les écoles concernées. Le gouvernement seul ne peut pas répondre à cette demande grandissante. La contribution des partenaires est plus que jamais crucial. »
L’impact est direct sur les enfants. Pour nombre d’entre eux, le repas scolaire constitue le seul repas de la journée. La fermeture des cantines risque de perturber considérablement la scolarisation et à terme, de réduire la fréquentation des établissements.
Ce phénomène risque d’entraîner un recul significatif des apprentissages et une aggravation de la situation nutritionnelle, notamment pendant la période de soudure qui approche. Le Cadre harmonisé d’analyse de la sécurité alimentaire prévoit en effet que 2,3 millions de personnes auront besoin d’aide alimentaire dans les prochains mois. Les cantines scolaires apparaissent comme un élément essentiel pour faire face à cette crise humanitaire.
]]>La grève de la faim d’Ali Bongo a commencé le 14 mai en réponse à ce qu’il considérait comme une « séquestration » et des « actes de torture » infligés à sa famille. Ses avocats ont vivement dénoncé ces accusations. Sa femme Sylvia et leur fils Noureddin étaient tous deux incarcérés, ce qui avait suscité de vives inquiétudes quant à leur sort.
Cependant, quelques jours après la visite du président Brice Oligui Nguema en France, Ali Bongo a décidé de mettre fin à sa grève de la faim. On suppose qu’un accord a été conclu entre Ali Bongo et le pouvoir en place. Peu de temps après, ses deux fils, Jalil et Bilal, qui vivaient avec lui dans sa résidence, ont été autorisés à quitter le Gabon. Ils se trouvent désormais à Londres, accompagnés de leur belle-sœur Léa. Ils reçoivent actuellement un soutien psychologique en raison des mauvais traitements qu’ils auraient subis et des traumatismes qu’ils ont vécus.
La cessation de la grève de la faim d’Ali Bongo a soulagé son entourage, mais des préoccupations subsistent quant au sort de sa femme et de leur fils, alors que les vacances judiciaires commencent le 1er juillet. Il reste à voir si cet accord entre Ali Bongo et le pouvoir en place améliorera la situation de sa famille et apaisera les tensions politiques au Gabon.
]]>