Au Mali, l’inquiétude grandit autour du sort de Cheick Oumar Diallo, ancien syndicaliste et voix critique de la Transition, disparu depuis le 25 octobre à Bamako. Selon plusieurs témoins cités par Human Rights Watch (HRW), il aurait été enlevé en pleine journée par des hommes se présentant comme des gendarmes du Camp 1 et de la brigade de Faladié.

Depuis, aucune information n’a filtré sur le lieu ou les raisons de sa détention. Ses proches dénoncent un enlèvement orchestré par les autorités, dans un climat de plus en plus marqué par la répression des voix dissidentes.

Cheick Oumar Diallo, ancien employé de la Somagep, s’était fait connaître en juillet 2024 pour avoir dénoncé la mauvaise qualité de l’eau distribuée à Bamako. Ce lanceur d’alerte avait déjà été arrêté brièvement avant d’être licencié.

Pour Ilaria Allegrozzi, chercheuse à HRW, cette disparition s’inscrit dans une « stratégie de la peur » utilisée par la junte face à une situation sécuritaire et économique dégradée.

Dans la capitale, alors que le blocus du carburant imposé par le Jnim accentue la crise, les observateurs dénoncent une dérive autoritaire du régime qui préfère « faire taire les critiques plutôt que d’affronter les défis du pays ».

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